Une exposition est toujours l’occasion de se retourner vers son travail, de comprendre un parcours. Aux côtés de deux après-midi bien remplis, le dimanche matin s’est avéré plus calme mais plein d’enseignements. Avec mes quelques visiteurs matinaux, nous avons donc pris le temps de visiter le jardin, et de renouer avec ce qui m’anime depuis si longtemps.
Mes quelques années de peinture pèsent encore peu au regard de l’accompagnement successif de plusieurs jardins et espaces de nature, qui m’a appris ce qui me fait avancer aujourd’hui. En peinture, comme en matière de gestion écologique, le plaisir vient de l’immersion dans un mouvement qui nous dépasse.
Bien sûr, il a toujours une intention au départ. Une couleur, un parfum, une émotion. Mais en définitive, ce qui construit la résilience, ce sont les accidents heureux, la spontanéité qui s’invite, les erreurs qui nous conduisent à recommencer pour trouver une voie qui se dessine. Je ne planifie pas mes tableaux, de la même façon que j’ai toujours défendu l’idée d’accompagner une nature en mouvement. Ce qui n’empêche pas de faire des choix, de conserver certains espaces, d’en faire évoluer d’autres, tout en restant attentif à ce qui se produit en retour.

Open studio was a great opportunity to review and get a better understanding of my work. Sunday morning happened to be quiter than saturday and sunday afternoon and gave us time for a garden visit and discussion around another kind of art.
I certainly haven’t been painting for as long as taking care of gardens and greens spaces, from which I got most of the learnings that still drive me forward now. Painting, like ecological management is all about evolving in a flow way beyond us.
Besides the initial intention, what build resilience are happy accidents, spontaneous intrusions and mistakes that help us build a path. I don’t plan my work, the same way I always supported the idea of geeting along with nature flow. That doesn’t mean we don’t have to make choices though, keeping spaces, evolve with others, in a call and response attention.

Et surprise de dernière minute, l’un de mes tableau ait été sélectionné pour la biennale d’art de Londres du 26 au 30 juillet 2023.
En droite ligne de mes thèmes de prédilection autour de l’environnement et les paysages culturels, ce travail fait partie de la série L’étoffe des rêves qui traite de notre relation à la nature et la technologie.
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques est un clin d’œil à Philip K Dick et parle à la fois de la différence et d’un monde où un morceau de nature constitue le rêve ultime.
And last minute surprise, one of my artwork was selected for the London Art Biennale on 26-30th July 2023.
Taking about environment and cultural landscape, this work is part of the Dreams’ substance series dealing with our relationship with nature and technology.
Do android dream of electric sheep? is a tribute to Philip K. Dick and is all about difference, a subject close to my heart.
Venez me voir, l’atelier reste ouvert sur RDV !
Stay tune !
